Une plaisanterie dénuée de tout sens moral
Qu'est-ce que le Code de Hammurabi ou Hammurapi, dont beaucoup parlent sans le connaître ? « Le bloc de diorite qui porte le texte du Code, écrit le père V. Scheil, le premier traducteur du Code, a été découvert, partie en décembre 1901, partie en janvier 1902, par M. de Morgan, dans ses fouilles de Suse. Il mesure 2 m. 25 de hauteur et 1 m. 20 de pourtour à sa base. Gravé par Hammurabi, roi de Babylone, vers 2000 avant Jésus-Christ, pour le temple de Sippar (actuellement ruine de Abon Habba près Bagdad), il fut enlevé comme trophée vers 1120 avant Jésus-Christ par le roi Elamite Choutrouk-Nahhounte, et transporté dans sa capitale (1). »
Cette stèle est admirablement conservée. Elle est en basalte d'un beau noir. Au sommet de la stèle, figure un relief représentant le roi, dans l'attitude de l'adoration, sa main droite élevée. Il reçoit les lois de Shamash, le Dieu-Soleil. Sur la partie inférieure de la stèle sont écrites, en babylonien cunéiforme, 28 colonnes de texte. Il y a tout d'abord une introduction dans laquelle Hammurabi énumère les bienfaits qu'il a accordés aux temples et aux cités de Babylonie et d'Assyrie. Vient ensuite la liste des lois, au nombre de deux cent quatre-vingt-deux environ. Ces lois étaient, pour la plupart, en usage depuis des siècles, au moment où régnait Hammurabi. Sa tâche a consisté à les rassembler, à les classifier et à leur donner une autorité nouvelle.
Ces lois ont trait à la vie quotidienne et s'adressent à toutes les classes de la société ; elles renferment des détails fort intéressants sur les moeurs et les usages du temps. Ce Code se fait remarquer aussi par la sévérité et la cruauté inouïe de certaines de ses sanctions. Plusieurs de ces lois ont une réelle valeur. C'est ainsi que le roi recommande à ses sujets de travailler avec énergie; il ordonne aux parents d'apprendre un métier à leurs enfants et de leur enseigner les mathématiques.
D'autre part, un bon nombre de ces ordonnances laissent entrevoir des moeurs très corrompues et sont loin d'être inspirées par un idéal moral élevé. Ce Code indique une société fortement organisée, amie des arts et de la science, mais en même temps dissolue, matérialiste et sanguinaire. On a voulu présenter ce Code comme le précurseur du Code mosaïque; Moïse n'aurait été qu'un copiste d'Hammurabi: c'est bien mal connaître Moïse. Il y a sans doute quelques traits communs aux deux législations, comme il y en a de communs à toutes les législations. De tout temps, l'homme a eu, en une certaine mesure, la notion du bien et du mal. Même dans sa déchéance, l'âme humaine a gardé quelques rayons de la lumière divine qui l'enveloppait à l'origine.
Dans son admirable épître aux Romains, l'apôtre Paul parle de cette « loi écrite dans le coeur des païens », du témoignage de « leur propre conscience », « de leurs pensées qui tantôt les accusent, tantôt même les défendent », de telle sorte que « n'ayant point de loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes » (Romains, II, 14-15). Nous ne sommes donc point étonnés de trouver dans le Code de Hammurabi, comme d'ailleurs dans tous les Codes païens, des notions justes et sages.
Mais il n'en reste pas moins que l'incomparable supériorité de la Loi mosaïque est évidente. Elle apparaît, au sein de l'antiquité, comme un flambeau dans les ténèbres, comme un message d'en-haut. Ici, ce n'est pas la voix des hommes, mais la voix de Dieu qui retentit. Voici quelques extraits du Code païen. Tout d'abord, donnons la parole à Hammurabi lui-même. Tandis que, dans sa promulgation de la loi, Moïse n'a qu'une pensée: la gloire de Dieu, sans se préoccuper de sa propre gloire, sans chercher à se donner des titres ou des vertus, le roi babylonien ne sait quelle expression choisir pour dire toute la haute opinion qu'il a de lui-même :
« Alors El et Bêl m'appelèrent par mon nom, moi Hammurabi, insigne prince, Hammurabi, le pasteur élu de Bel, moi-même! moi qui accumule luxe et richesse... buffle impétueux qui abat l'ennemi... divin roi de ville capitale, sage, intelligent... le maître des insignes.. l'avisé, l'accompli, qui a aménagé pâturages et abreuvoirs... le favori de l'oracle... le prince saint ... le prince auguste qui a fait briller la face d'Istar-Nana ... le fils valeureux de Sin, rejeton éternel de royauté, roi puissant, soleil de Babylone, qui projette lumière sur le pays de Soumer et Accad... roi obéi des quatre régions, favori d'Istar, moi-même! »
Telles sont les paroles orgueilleuses du législateur babylonien dans son prologue. Elles apparaissent aussi dans son épilogue: « Hammurabi, le roi sage... le roi accompli, moi-même !... Je suis le sceptre sauveur dont le sceptre est droit... Le roi puissant entre tous les rois de villes capitales, moi-même. Mes sentences sont précieuses, ma sagesse est sans rivale !... Dans Esaggil que j'aime que mon nom soit commémoré en bonne part, à jamais!... Hammurabi, roi de justice, à qui Chamach a octroyé l'esprit de rectitude, moi-même! Mes volontés sont précieuses! Mes oeuvres n'ont pas de pareilles... »
Quant au texte lui-même, quant à ces 282 ordonnances, aucune d'elles ne se fait remarquer par une haute valeur religieuse, ni morale. Il y a des ordres inspirés par la justice et le bon sens, mais aucun n'exprime un principe élevé et permanent ; ce sont des situations de détail, sans lien les unes avec les autres, sans pensée directrice. Aucune notion fondamentale de la valeur de toute personne humaine ; ici c'est l'esprit de caste qui règne. Aucune notion de l'unité de la vie réclamée tout entière par Dieu pour son service et pour sa gloire. Le Code est essentiellement utilitaire, visant l'intérêt, le bien-être, la protection des biens et des privilèges, bien plus que l'accomplissement de devoirs impératifs devant lesquels l'intérêt et le bien-être doivent savoir céder. Avec cela, extrême sévérité pour des pauvres : « Si un homme a volé un boeuf, mouton, âne, porc ou une barque, si c'est au Dieu ou au palais, il rendra au trentuple... Si le voleur n'a pas de quoi rendre, il est passible de mort. » (Art. 8).
Extrême sévérité pour des actes de bonté à l'égard des esclaves : « Si un homme a fait sortir des portes un esclave ou une esclave du palais..., il est passible de mort. » (Art. 15). « Si un homme a abrité chez un esclave ou une esclave en fuite du palais... et si, sur la voix du majordome, il ne le fait pas sortir, le maître de maison est passible de mort. » (Art. 16). Le Code a des faveurs spéciales pour les officiers, pour les « mouchkinou » ou aristocrates ; il semble mettre sur le même pied d'honneur les prêtresses et les femmes publiques (178, 179) ; il ignore la grande loi de la justice impartiale et de la pitié pour le faible, pour le vieillard, pour l'enfant, pour le malheureux, pour l'étranger.
Surtout il est misérable au point de vue religieux: Aucune notion d'un Dieu unique, tout-puissant, fidèle et équitable en toutes ses voies, d'un Dieu personnel qui s'occupe de chacune de ses créatures sans faire acception de personnes. Dire que les lois de Moise sont une pâle copie du Code d'Hammurabi, c'est vraiment ne rien comprendre à la grandeur de Moise et verser dans un anti-sémitisme technique.
Monday, September 29, 2008
Saturday, September 27, 2008
LE DELUGE EUT LIEN EN INDE
Selon les écritures saintes des Vedas et les Récits Epiques de Gilgamesh, un déluge d'incroyable proportion eut lieu dans les vallées de l'Indus et du Sindhu, probablement au Cachemire. Les récits védiques mentionnent un Noé local nommé Utnapishtim qui construisit, à la demande des dieux, un immense navire pour survivre le flot. Les épiques sumériens de Gilgamesh mentionnent un Manu qui fit de même et conduisit son bateau en sécurité pour l'échouer finalement sur les hauts-plateaux de l'Himalaya.
Ces deux narrations signalent que le déluge dura 40 jours et on peut penser que la narration védique, la plus ancienne, est celle qui a inspiré toutes les autres. Plus de 250 versions du déluge ont été enregistrées à ce jour dont certaines au Pérou et en Polynésie.
Le génie des Juifs aura été de faire croire au monde chrétien et occidental que leur histoire est celle de l'humanité. Comme m'a dit un soir mon ami Claude :"notre superiorité est d'avoir inventé un Dieu unique." Le pire de tout est que les Juifs croient en leurs propres mythes.
Ces deux narrations signalent que le déluge dura 40 jours et on peut penser que la narration védique, la plus ancienne, est celle qui a inspiré toutes les autres. Plus de 250 versions du déluge ont été enregistrées à ce jour dont certaines au Pérou et en Polynésie.
Le génie des Juifs aura été de faire croire au monde chrétien et occidental que leur histoire est celle de l'humanité. Comme m'a dit un soir mon ami Claude :"notre superiorité est d'avoir inventé un Dieu unique." Le pire de tout est que les Juifs croient en leurs propres mythes.
Friday, September 26, 2008
LA CONFERENCE D'EVIAN
Les autruches boivent de l'eau.
En 1938, devant l'afflux des demandes de visa émanant de Juifs et désireux de ne pas y donner suite, les USA convoquèrent durant l'été la Conférence d'Evian, chargée de résoudre le problème des réfugiés, problème que, dès 1933, on avait vainement essayé de résoudre par la création d'un Haut Commissariat pour les réfugiés en marge puis au sein de la SDN (Société des Nations). Cette conférence fut un échec complet, personne ne voulant de Juifs supplémentaires. Belges, Hollandais et Français ne voulant même pas entendre parler de simple transit des réfugiés juifs.
A titre d'exemple, les Britanniques n'accordaient de visas que pour 25 colons dans l'immense Kenya, et encore, sans leurs familles. De son côté, l'Australie refusait d'en recevoir un seul et sans chercher de faux-fuyant, justifiait son refus par la crainte d'importer un problème racial. Certes, chacun ou presque avait un projet de création d'un foyer d'accueil pour les Juifs mais ailleurs que chez lui: les Anglais, par exemple, avaient le projet d'envoyer les Juifs allemands au Tanganyika (ancienne colonie allemande) et en Guyane; les Français voulaient les envoyer à Madagascar et en Nouvelle-Calédonie, encore craignaient-ils que, après l'écroulement du nazisme, les Juifs allemands réimplantés dans l'île se déclarent en faveur de la nouvelle Allemagne et refusent de s'assimiler. Les Polonais, les Roumains et les Hongrois, tous aussi désireux que les Allemands de se débarasser de leurs Juifs, poussaient beaucoup à cette solution de Madagascar. Les Allemands furent très intéressés par cette solution, car une île leur semblait apte à circonscrire le "virus juif" et, en 1940, après l'effondrement des armées françaises, Heydrich relança ce projet avec de nouveaux atouts.
Les USA parlaient de l'Ethiopie, laquelle venait d'être conquise par les Italiens; ces derniers, bien entendu, pensaient que c'était aux USA d'accueillir les Juifs. Après l'échec du projet Ethiopie, Roosevelt reprit un vieux projet Angola (1912) dont les Portugais n'avaient finalement plus voulu; les Portugais firent savoir qu'ils n'avaient pas changé d'avis.
Il y eut un projet franco-suisse d'établissement de 50.000 Juifs à Haïti; les Américains y pensaient aussi mais ce projet limité tomba aussi à l'eau. Le Comité d'Evian étudia également la colonisation en Rhodésie du Nord, en République Dominicaine, aux Philippines, en Guyane britannique. Il y eut également des projets pour la Rhodésie du Sud, le Sinaï, la Guinée britannique et, probablement, beaucoup d'autres régions, toutes solutions abandonnées notamment par manque de moyens financiers et de volonté politique.
Finalement, on décida courageusement et généreusement de ne rien faire et les Juifs furent livrés à leur terrible sort. Les "démocraties" gagnèrent un peu de temps de répit. Dans 7 ans, elles découvriront le prix énorme de leur lâcheté.
En 1938, devant l'afflux des demandes de visa émanant de Juifs et désireux de ne pas y donner suite, les USA convoquèrent durant l'été la Conférence d'Evian, chargée de résoudre le problème des réfugiés, problème que, dès 1933, on avait vainement essayé de résoudre par la création d'un Haut Commissariat pour les réfugiés en marge puis au sein de la SDN (Société des Nations). Cette conférence fut un échec complet, personne ne voulant de Juifs supplémentaires. Belges, Hollandais et Français ne voulant même pas entendre parler de simple transit des réfugiés juifs.
A titre d'exemple, les Britanniques n'accordaient de visas que pour 25 colons dans l'immense Kenya, et encore, sans leurs familles. De son côté, l'Australie refusait d'en recevoir un seul et sans chercher de faux-fuyant, justifiait son refus par la crainte d'importer un problème racial. Certes, chacun ou presque avait un projet de création d'un foyer d'accueil pour les Juifs mais ailleurs que chez lui: les Anglais, par exemple, avaient le projet d'envoyer les Juifs allemands au Tanganyika (ancienne colonie allemande) et en Guyane; les Français voulaient les envoyer à Madagascar et en Nouvelle-Calédonie, encore craignaient-ils que, après l'écroulement du nazisme, les Juifs allemands réimplantés dans l'île se déclarent en faveur de la nouvelle Allemagne et refusent de s'assimiler. Les Polonais, les Roumains et les Hongrois, tous aussi désireux que les Allemands de se débarasser de leurs Juifs, poussaient beaucoup à cette solution de Madagascar. Les Allemands furent très intéressés par cette solution, car une île leur semblait apte à circonscrire le "virus juif" et, en 1940, après l'effondrement des armées françaises, Heydrich relança ce projet avec de nouveaux atouts.
Les USA parlaient de l'Ethiopie, laquelle venait d'être conquise par les Italiens; ces derniers, bien entendu, pensaient que c'était aux USA d'accueillir les Juifs. Après l'échec du projet Ethiopie, Roosevelt reprit un vieux projet Angola (1912) dont les Portugais n'avaient finalement plus voulu; les Portugais firent savoir qu'ils n'avaient pas changé d'avis.
Il y eut un projet franco-suisse d'établissement de 50.000 Juifs à Haïti; les Américains y pensaient aussi mais ce projet limité tomba aussi à l'eau. Le Comité d'Evian étudia également la colonisation en Rhodésie du Nord, en République Dominicaine, aux Philippines, en Guyane britannique. Il y eut également des projets pour la Rhodésie du Sud, le Sinaï, la Guinée britannique et, probablement, beaucoup d'autres régions, toutes solutions abandonnées notamment par manque de moyens financiers et de volonté politique.
Finalement, on décida courageusement et généreusement de ne rien faire et les Juifs furent livrés à leur terrible sort. Les "démocraties" gagnèrent un peu de temps de répit. Dans 7 ans, elles découvriront le prix énorme de leur lâcheté.
Tuesday, September 23, 2008
LETTRE DE GHANDI A HITLER DECEMBRE 1941
Cher ami,
Si je vous appelle ami, ce n'est pas du formalisme. Je ne possède pas d'ennemis. L'affaire de ma vie depuis trente-cinq ans a été de m'assurer l'amitié de toute l'humanité, sans distinction de race, de couleur ni de croyance. J'espère que vous avez le temps et le désir de savoir comment une portion importante de l'humanité qui vit sous l'influence de cette doctrine d'amitié universelle considère vos actions. Nous ne doutons pas de votre bravoure et de votre amour pour votre patrie et nous ne croyons pas que vous soyez le monstre décrit par vos adversaires.
Mais vos écrits et vos déclarations, ainsi que ceux de vos amis et admirateurs ne permettent pas de douter que beaucoup de vos actes ne soient monstrueux et attentatoires à la dignité humaine, surtout au jugement de ceux qui, comme moi, croient à l'amitié universelle. Il en est ainsi de votre humiliation de la Tchécoslovaquie, du viol de la Pologne et de l'absorption du Danemark. Je suis conscient de ce que, selon votre conception de la vie, ces spoliations sont des actes louables. Mais nous avons appris depuis l'enfance à les considérer comme des actes dégradant l'humanité. Aussi ne pouvons-nous pas souhaiter le succès de vos armes.
Mais notre position est unique. Nous résistons à l'impérialisme britannique tout autant qu'au nazisme. S'il y a une différence, c'est une différence de degré. Un cinquième de la race humaine a été mis sous la botte britannique par des moyens qui ne supportent pas l'examen. Notre résistance à cette oppression ne signifie pas que nous voulons du mal au peuple britannique. Nous cherchons à le convertir, non à le battre sur le champ de bataille. Notre révolte contre la domination britannique est désarmée. Mais que nous convertissions ou non les britanniques, nous sommes décidés à rendre leur domination impossible par la non-coopération non violente.
C'est une méthode invincible par sa nature même. Elle est basée sur le fait qu'aucun spoliateur ne peut atteindre son but sans un minimum de coopération, volontaire ou forcée de la part de sa victime. Nos maîtres peuvent avoir nos terres et nos corps, mais pas nos âmes. Ils ne peuvent avoir ces dernières qu'en exterminant tous les indiens - hommes, femmes et enfants. Il est exact que tous ne peuvent s'élever à ce degré d'héroïsme et que la force peut briser la révolte, mais ce n'est pas la question. Car si l'on peut trouver en Inde un nombre convenables d'hommes et de femmes prêts, sans aucune animosité contre les spoliateurs, à sacrifier leur vie plutôt que de ployer le genou devant eux, ils auront montré le chemin de la libération de la tyrannie violente.
Je vous prie de me croire quand j'affirme que vous trouverez un nombre inattendu de tels hommes et femmes en Inde. Ils ont reçu cette formation depuis vingt ans...Dans la technique non violente, comme je l'ai dit, la défaite n'existe pas. C'est " agir ou mourir ", sans tuer ni blesser. Elle peut être utilisée pratiquement sans argent et de toute évidence sans l'aide de la science de la destruction que vous avez poussée à une telle perfection. Je suis étonné que vous ne voyez pas qu'elle n'est le monopole de personne. Si ce n'est pas les Britanniques, quelque autre puissance pourra améliorer votre méthode et vous battre avec vos armes.
Vous ne laisserez pas à votre peuple un héritage dont il aura lieu d'être fier. Il ne pourra s'enorgueillir du récit d'actes cruels, même habilement préparés. Je vous demande donc au nom de l'humanité de cesser la guerre... ... Pendant cette saison où les cœurs des peuples d'Europe implorent la paix, nous avons suspendu même notre propre lutte pacifique. Ce n'est pas trop vous demander que de faire un effort pour la paix à un moment qui ne signifie peut-être rien pour vous mais qui doit signifier beaucoup pour les millions d'Européens dont j'entend la clameur muette pour la paix, car mes oreilles sont accoutumées à entendre les masses silencieuses.
J'avais l'intention d'adresser un appel conjoint à vous-même et au Signor Mussolini que j'ai eu l'honneur de rencontrer à l'époque de mon voyage en Angleterre comme délégué à la conférence de la table ronde. J'espère qu'il voudra considérer ceci comme lui étant adressé également, avec les changements indispensables.
Trad. Pierre Rocheron in Robert Payne, Gandhi, pp.312-313, éditions du seuil, Paris, 1972.
Si je vous appelle ami, ce n'est pas du formalisme. Je ne possède pas d'ennemis. L'affaire de ma vie depuis trente-cinq ans a été de m'assurer l'amitié de toute l'humanité, sans distinction de race, de couleur ni de croyance. J'espère que vous avez le temps et le désir de savoir comment une portion importante de l'humanité qui vit sous l'influence de cette doctrine d'amitié universelle considère vos actions. Nous ne doutons pas de votre bravoure et de votre amour pour votre patrie et nous ne croyons pas que vous soyez le monstre décrit par vos adversaires.
Mais vos écrits et vos déclarations, ainsi que ceux de vos amis et admirateurs ne permettent pas de douter que beaucoup de vos actes ne soient monstrueux et attentatoires à la dignité humaine, surtout au jugement de ceux qui, comme moi, croient à l'amitié universelle. Il en est ainsi de votre humiliation de la Tchécoslovaquie, du viol de la Pologne et de l'absorption du Danemark. Je suis conscient de ce que, selon votre conception de la vie, ces spoliations sont des actes louables. Mais nous avons appris depuis l'enfance à les considérer comme des actes dégradant l'humanité. Aussi ne pouvons-nous pas souhaiter le succès de vos armes.
Mais notre position est unique. Nous résistons à l'impérialisme britannique tout autant qu'au nazisme. S'il y a une différence, c'est une différence de degré. Un cinquième de la race humaine a été mis sous la botte britannique par des moyens qui ne supportent pas l'examen. Notre résistance à cette oppression ne signifie pas que nous voulons du mal au peuple britannique. Nous cherchons à le convertir, non à le battre sur le champ de bataille. Notre révolte contre la domination britannique est désarmée. Mais que nous convertissions ou non les britanniques, nous sommes décidés à rendre leur domination impossible par la non-coopération non violente.
C'est une méthode invincible par sa nature même. Elle est basée sur le fait qu'aucun spoliateur ne peut atteindre son but sans un minimum de coopération, volontaire ou forcée de la part de sa victime. Nos maîtres peuvent avoir nos terres et nos corps, mais pas nos âmes. Ils ne peuvent avoir ces dernières qu'en exterminant tous les indiens - hommes, femmes et enfants. Il est exact que tous ne peuvent s'élever à ce degré d'héroïsme et que la force peut briser la révolte, mais ce n'est pas la question. Car si l'on peut trouver en Inde un nombre convenables d'hommes et de femmes prêts, sans aucune animosité contre les spoliateurs, à sacrifier leur vie plutôt que de ployer le genou devant eux, ils auront montré le chemin de la libération de la tyrannie violente.
Je vous prie de me croire quand j'affirme que vous trouverez un nombre inattendu de tels hommes et femmes en Inde. Ils ont reçu cette formation depuis vingt ans...Dans la technique non violente, comme je l'ai dit, la défaite n'existe pas. C'est " agir ou mourir ", sans tuer ni blesser. Elle peut être utilisée pratiquement sans argent et de toute évidence sans l'aide de la science de la destruction que vous avez poussée à une telle perfection. Je suis étonné que vous ne voyez pas qu'elle n'est le monopole de personne. Si ce n'est pas les Britanniques, quelque autre puissance pourra améliorer votre méthode et vous battre avec vos armes.
Vous ne laisserez pas à votre peuple un héritage dont il aura lieu d'être fier. Il ne pourra s'enorgueillir du récit d'actes cruels, même habilement préparés. Je vous demande donc au nom de l'humanité de cesser la guerre... ... Pendant cette saison où les cœurs des peuples d'Europe implorent la paix, nous avons suspendu même notre propre lutte pacifique. Ce n'est pas trop vous demander que de faire un effort pour la paix à un moment qui ne signifie peut-être rien pour vous mais qui doit signifier beaucoup pour les millions d'Européens dont j'entend la clameur muette pour la paix, car mes oreilles sont accoutumées à entendre les masses silencieuses.
J'avais l'intention d'adresser un appel conjoint à vous-même et au Signor Mussolini que j'ai eu l'honneur de rencontrer à l'époque de mon voyage en Angleterre comme délégué à la conférence de la table ronde. J'espère qu'il voudra considérer ceci comme lui étant adressé également, avec les changements indispensables.
Trad. Pierre Rocheron in Robert Payne, Gandhi, pp.312-313, éditions du seuil, Paris, 1972.
Sunday, September 14, 2008
DEUX ORDURES COLLABOS : LAVAL ET THOREZ
Le 4 juillet 1940, moins de trois semaines après l'Armistice, le journal du parti communiste, L'Humanité, écrivit en effet : "On se réjouit de voir en ces temps difficiles tant de travailleurs parisiens bavarder cordialement dans les rues et les bars avec des soldats allemands. Bravo camarades ! Continuez même si cela doit ennuyer quelques stupides bourgeois mal disposés."
Fautil rappeler au lecteur que les pires collabos, Marcel Déat et Jacques Doriot, vinrent l'un du parti socialiste, l'autre du parti communiste ? Et que Maurice Thorez, futur leader du PCF, déserta l'armée française en septembre 1939, s'enfuit en Belgique et se réfugia en URSS ? Les pires crapules de la collaboration vinrent toutes de la grande chapelle communiste.
A la Libération, on a fusillé Pierre Laval, autre crapule collabo venue de la Gauche française. Pourquoi n'a-t-on pas fusillé la crapule Thorez à son retour en France en 1944 ? Il sera grâcié par de Gaulle et participera même à plusieurs gouvernements d'après-guerre.
Quelle est la différence de crime entre Laval et Thorez ? Aucune : tous deux ont souhaité la victoire de l'Allemagne et au moins Laval n'avait pas déserté.
Fautil rappeler au lecteur que les pires collabos, Marcel Déat et Jacques Doriot, vinrent l'un du parti socialiste, l'autre du parti communiste ? Et que Maurice Thorez, futur leader du PCF, déserta l'armée française en septembre 1939, s'enfuit en Belgique et se réfugia en URSS ? Les pires crapules de la collaboration vinrent toutes de la grande chapelle communiste.
A la Libération, on a fusillé Pierre Laval, autre crapule collabo venue de la Gauche française. Pourquoi n'a-t-on pas fusillé la crapule Thorez à son retour en France en 1944 ? Il sera grâcié par de Gaulle et participera même à plusieurs gouvernements d'après-guerre.
Quelle est la différence de crime entre Laval et Thorez ? Aucune : tous deux ont souhaité la victoire de l'Allemagne et au moins Laval n'avait pas déserté.
LES CHINOIS ONT INVENTE DIEU AVANT NOUS
Question. Si les Chinois qui pensent depuis des milliers d'années que le monde a été créé par une divinité nommée PANGU bien avant notre DIEU, est ce qu'on ne passe pas pour des cons avec notre Dieu de seconde main qui s'est mis au boulot apres que Pangu ait fini le sien ?
Friday, September 12, 2008
UN MOMENT DE REPIT EN SODOMIE
Quand tu en auras assez de toutes ces foutaises historiques
Et de toutes ces violences, va donc, homme ou femme,
Pratiquer la sodomie, ils aiment tous les plaisirs de Sodome
Servait de nourriture
On ne foutait que des conins
Par ignorance pure ;
Mais l'homme devenu plus fin
En redressant le monde,
Pour foutre le jeune blondin
Quitta bientot la blonde.
Et de toutes ces violences, va donc, homme ou femme,
Pratiquer la sodomie, ils aiment tous les plaisirs de Sodome
Bardaches, jeunes et dodus,
Beaux enfants de Sodome,
Soyez ici les bien-venus
Comme au milieu de Rome ;
Et vous, détestables putains,
Dont les cons nous dégoûtent,
Allez chez les Américains
Chercher gens qui vous foutent.
Servait de nourriture
On ne foutait que des conins
Par ignorance pure ;
Mais l'homme devenu plus fin
En redressant le monde,
Pour foutre le jeune blondin
Quitta bientot la blonde.
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