Sunday, October 5, 2008

MEURTRE DELIBERE D'ENFANTS JUIFS VU PAR UN SS

En août 1941, deux aumôniers allemands, un Catholique, l'autre Protestant, officiant pour la Wehrmacht, furent attirés dans le village ukrainien de Byelaya Tserkov par des cris d'enfants provenant d'une maison à deux étages. Ils s'y rendirent et découvrirent 90 enfants de tous âges livrés à eux mêmes sans eau ni nourriture. Leurs parents avaient été exécutés par les miliciens ukrainiens la veille. Un seul garde ukrainien les gardait sous le regard horrifié des soldats allemands qui attendaient des instructions.

Les deux aumôniers adressèrent un rapport à la 295ème Division d'Infanterie dont le Commandant rédigea à son tour un volumineux rapport de plusieurs pages dont il ressort que le brave homme attendait à son tour des instructions avec une sorte de froide et militaire indifférence qui fait peur :"nous décidâmes enfin, écrit-il en conclusion, comment l'exécution devait être opérée. Elle devait intervenir dans la soirée du 22 août. Je ne m'impliquais pas moi même dans les détails de la discussion."

Finalement, l'ordre fut donné au sous lieutenant SS August Hafner d'exécuter les 90 enfants. Voici son témoignage :"Ensuite Blobel (un Commandant SS) me donna l'ordre de faire exécuter les enfants. Je lui demandai par qui ? Il répondit :"Par les Waffen SS". J'élevai une objection et dit :"Ce sont tous des hommes jeunes. Comment allons nous ensuite répondre à leurs questions si on les fait tirer sur de jeunes enfants ? Il répondit :"Dans ces conditions, utilisez vos propres hommes." Je dis alors :"Comment pourraient ils faire cela ? Eux aussi ont des enfants !". Cette guerre d' usure dura environ 10 minutes. Je suggérai enfin que les milices ukrainiennes du Feldkommandant tirent sur les enfants. Plus aucune objection ne fut ensuite élevée.

Je me rendis vers les bois tout seul où la Wehrmach avait déjà creusé une tombe collective. Les enfants furent ensuite amenés dans un charriot tiré par un tracteur. Les Ukrainiens étaient là, attendant l'ordre de tirer mais ils tremblaient. Les enfants descendirent du tracteur et furent alignés le long de la tombe collective. Ils tombèrent dedans au fur et à mesure qu'ils étaient tirés. Les Ukrainiens ne visaient pas un endroit précis du corps. Les hurlements étaient insupportables. Je n'oublierai jamais cette scène jusqu'à la fin de mes jours. C'était très difficile à supporter. Je me souviens notamment d'une petite jeune fille blonde qui s'accrocha à ma main. Elle fut aussi tuée un peu plus tard.... Plusieurs enfants durent être tirés 4 à 5 fois avant de pouvoir mourir.

D'OU VIENT LE NOM D'ARYEN ?

Du Sanskrit arya qui signifie "noble"

Le nom d'Aryen a été donné à des populations indo-iraniennes de race blanche, qui occupèrent le plateau iranien dès la fin du IIIe millénaire et qui envahirent le nord de l'Inde vers 1500 av. J.-C.

On connaît l'histoire des Aryens, fondateurs de la civilisation indienne, par les Vedas et les tablettes de textes cunéiformes découvertes à Boiasköy (l'ancienne capitale des Hittites).

Pasteurs bovidiens qui avaient domestiqué le cheval, ils envahirent le continent indien, refoulant vers le sud les populations dravidiennes et autochtones (Dasa).

Cette entreprise de conquête trouvait sa justification dans leurs croyances religieuses: ils n'étaint «nés pour le meurtre de Dasa», et leur dieu suprême, Indra, ordonnait d'imposer son dharma, ou norme, par la guerre sainte. Au Xe siècle, la société aryenne se présentait de façon très hiérarchisée: au sommet de la pyramide, les brahmanes, ensuite les guerriers, puis les commerçants et éleveurs et, enfin, les esclaves (généralement des Dasa).

Le mot aryen ou arya, qui a donné Iran, a été employé par les linguistes pour désigner les langues indo-européennes de l'Inde. Au milieu du XIXe siècle, l'orientaliste Max Müller substitua arbitrairement aux termes en usage (Indo-européens et Indo-germains) celui d'Aryens pour désigner un ensemble de peuples unies non par des traits raciaux ou culturels, mais par une parenté linguistique: Perses, Indiens, Grecs, Slaves, Germains, Celtes, Romains.

A la même époque naquit la doctrine exprimée par l'œuvre de Gobineau (Essai sur l'inégalité des races humaines, 1853-1855), qui affirmait la supériorité des Aryens ou Indo-Européens sur tous les autres groupes humains. Elle servira plus tard de fondement à l'idéologie raciste hitlérienne.

Saturday, October 4, 2008

VENT DIVIN SUR LE JAPON ET ATTAQUE MONGOLE

A deux reprises dans l'histoire, les Mongols tentèrent d'envahir le Japon. La première fois en 1274, une troupe mongole débarqua dans l'ile septentrionale de Kyushu mais fut écrasée par les armées japonaises aidées par une tempête violente qui dissémina l'importante flotte sino-coréenne que les Mongols, alors maitres de la Chine, avaient enrolée.

La Chine était alors plus ou moins sous le joug du petit-fils de Gengis Khan, un certain Kublai Khan, qui montrait les mêmes dispositions guerrières que Grand Papa.

En 1273, Kublai avait demandé aux shoguns, qui règnent au Japon à Kamakura, soumission à l'autorité mongole. Après avoir fait mine d'accepter, les shoguns accueillirent les émissaires mongols à coups de sabres et les décapitèrent sur la plage même de leur débarquement.

Cet accueil sanglant ne fut pas du goût de Kublai Kahn qui décida une invasion en 1274. Encouragés par le rejet de l'ennemi, les shoguns entreprirent la construction d'une immense muraille maritime. Toutefois, cette érection ne découragea pas le belliqueux Kublai qui envoya en 1281 -il avait la rancune tenace et de la suite dans les idées- une seconde force de débarquement forte de 150.000 soldats. Une fois encore, les éléments volèrent au secours des shoguns et un vent divin, appelé Kamikaze en japonais, repoussa les assaillants et mit une fin définitive aux ambitions mongoles en terre japonaise.

Toutefois, le coût de ces travaux mina peu à peu le pouvoir des shoguns et en 1331 l'empereur Go-Daigo II tenta de réaffirmer l'autorité impériale face au pouvoir des shoguns. Il ne réusssit qu'à moitié et jusqu'au début du XVème siècle le Japon eut deux empereurs rivaux mais au moins pas un empereur mongol comme en Chine

Friday, October 3, 2008

SPINOZA EXCOMMUNIE PAR LES SIENS

Influencé par Descartes, Leonardo da Vinci, Giordano Bruno et Galileo, Spinoza -juif d'origine portugaise- développe très vite la théorie selon laquelle le monde entier n'est qu une machine et qu'à l'extérieur du monde, il y a Dieu. Mais il va plus loin que Descartes et en 1656 soutient même que Dieu pourrait avoir une enveloppe charnelle. C'en est trop pour les Juifs de la Synagogue d'Amsterdam qui ne veulent pas d'ennuis avec les Calvinistes hollandais, peu réputés pour leur tolérance doctrinale. Après avoir été chassés d'Espagne par Isabelle et Ferdinand, de nombreux Juifs espagnols et portugais se sont réfugiés dans les Provinces Unies où ils ont été bien accueillis et ont pu pratiquer leur foi sans problèmes.

Toutefois, ils cherchent à ne pas provoquer l'ire de leurs hôtes et les propos de Spinoza qui n'est encore qu'un jeune homme de 24 ans les font trembler sur leur base. Convoqué à la synagogue, Baruch est interrogé :
"Est-il exact, demandent les Anciens, que vous avez déclaré à certains de vos amis que Dieu pouvait avoir un corps ? Que les anges pourraient être des hallucinations et que l'Ancien Testament ne mentionne pas la vie éternelle?"

La réponse de Baruch ne nous est pas parvenue mais -dans leur grande générosité- les Anciens lui offrirent une pension annuelle comfortable s'il acceptait de montrer au moins une loyauté de facade à la synagogue et à sa foi et évitait de provoquer les Chrétiens. Il refusa et la décision d'excommunication devint inévitable. Il fut maudit, son nom oblitéré et il fut interdit de contacts avec un membre de la communauté juive. Spinoza accepta l'excommunication avec courage, se bornant à déclarer qu'elle ne l'obligeait à rien qu'il n'aurait de toutes façons fait.

LE BOUDDHISME EN ASIE, UNE ANOMALIE

Comment se fait-il que le Bouddhisme, religion fondée en pays aryen par Gautama, se soit pratiquement éteint Inde et développé en Asie et que les religions d'origine sémitique, telles le Judaïsme et le Christianisme aient prospéré en pays aryen ? Personne ne semble se poser la question ou a tout le moins ceux assez rares qui l'ont posée, tel Herbert G. Wells, n'ont que des réponses partielles.

L'extinction du Bouddhisme en Inde s'explique assez facilement par la prédominance des brahmanes, ces grands prêtres préexistant au Bouddha qui l'ont toujours combattu et ont su après sa mort recouvrer le pouvoir religieux et rituel qu'ils avaient su si bien imposer a travers notamment un système de castes qui a duré jusqu’à nos jours.

Toutefois, le succès du Bouddhisme en Asie, ou il s'est mêlé aux enseignements de Confucius et de Lao Tse, reste un mystère difficile a expliquer. Certes, la rigidité du code confucianiste a pu assez aisément s’accommoder des enseignements de base du Bouddha ; de même ceux de Lao Tse, plus confus, n'ont pas trouvé dans le Bouddhisme un opposant majeur et une sorte de syncrétisme asiatique a pu se créer entre les trois courants philosophiques et religieux. Malgré tout, il demeure extrêmement curieux qu'un système de pensée d'origine aryenne se soit imposé aussi facilement dans le monde asiatique plus complexe et plus sophistique et aussi plus ancien.

Quant au succès phénoménal du Christianisme, cette religion d'origine sémitique, dans les pays aryens d'Europe, même si on sait qu'il est largement du a l'appui des empereurs romains qui l'ont imposé au bon peuple, il reste un mystère encore plus grand ; que la mystique juive intolérante, basée sur l’idée d'un dieu unique, exclusif et jaloux de tout autre dieu, ait pu être acceptée par des cultures païennes peu portées sur les extrapolations mystiques, est un phénomène peu aisé a expliquer.

Personnellement, j 'y vois une imposture intellectuelle, propre a toute religion ou a tout le moins a toute volonté politique d'imposer -via un clergé ou une forme de prosélytisme- un corps de doctrine religieuse, aussi simple soit-elle, a un groupe d'hommes. A la fin de sa vie, le Bouddha se plaignait de n'avoir plus le soutien d'un puissant monarque pour la bonne propagation de ses idées en Inde. Elles recevront un appui extraordinaire a la cour chinoise. Même chose pour le Christianisme, cette variété du Judaïsme qui fait d'un simple et mortel prophète le fils de Dieu : il sera imposé au peuple romain par deux empereurs soucieux de préserver l’unité de l'empire.

Que serait devenu le Christianisme en Europe sans l'appui de Constantin et Théodose ? Sans doute, aurait il connu le même sort que le Bouddhisme en Inde : soit il serait mort de sa belle mort, occis par les Druides et autres sorciers, soit il aurait été exporté dans une autre partie du monde par un zélote qui aurait reçu un accueil favorable auprès d'un monarque quelconque, soucieux de trouver un outil ad hoc pour mieux controler ses sujets. Christianisme et Bouddhisme ont survécu, mais de façon curieuse pas dans les terres qui les ont vu naître. Il y a la une contradiction qui vaut la peine qu'on s'y attarde ou peut-etre qu'on se detourne des religions de nos maitres pour ne se preoccuper que de cultiver des vertus plus humaines et plus terre-a-terre.

Thursday, October 2, 2008

UN ENFANT DE SALAUD NOMME CALVIN

En 1553, Jean Cauvin dit Calvin pour faire plus chic, Protestant rigoureux et intolérant, règne en maitre et en tyran sur la bonne ville de Genève dont les bourgeois sont devenus les chouchous du pasteur. Luther avait pris le parti des Seigneurs contre les paysans, Calvin lui plus pragmatique et opportuniste, celui des bourgeois. Ils lui en seront éternellement reconnaissants.

Or, voila que se rappelle à son bon souvenir son ancien maitre à la Sorbonne, l'espagnol Michaelis Cervetus (Michel Cervet pour les Français toujours incapables de respecter l'origine ethnique des hommes célèbres) ou encore Michel de Villeneuve, qui publie en France un traité intitulé "Restitutio" et qui le lui adresse. Le Traité contient 30 lettres envoyées par l'auteur à Calvin sur le sujet théologique le plus brûlant de l'histoire du Christianisme, la nature de Dieu, du Fils et du Saint Esprit.

Or Cervetus - qui vit à Vienne en France- est un homme aussi célèbre que Calvin, mais outre ses compétences théologiques, il est aussi un mèdecin réputé, expert en anatomie (il est le premier à avoir révélé le rôle des poumons dans l'oxygénation du sang), un astronome écouté et est surtout un adversaire acharné de l'idée trinitaire ce qui fait de lui un partisan de l'hérétique des premiers temps de la Chrétienté, le trop fameux Arius.

Le problème est que cette correspondance révèle que Calvin n'a jamais été très clair sur la question de la Trinité alors qu'il vient à peine d'être nettoyé de tout soupçon d'arianisme par un tribunal de l'Inquisition. Cette révélation le met hors de lui et il jure de faire la peau de son ex-mentor si jamais il "met les pieds à Genève". Prudent, Cervetus -qui n'a jamais cessé d'être persécuté pour ses idées peu conventionnelles- avait toutefois publié son traité sous le pseudonyme déjà ancien de Michel de Villeneuve.

Ce salaud de Calvin, qui mouille sa culotte de peur à l'idée que le contenu du traité le grille aux yeux de ses protecteurs genevois, vend la mèche au tribunal de l'Inquisition de Vienne et dénonce Villeneuve comme étant nul autre que le sieur Cervetus. Ce dernier est aussitôt arrété mais il parvient à s'évader. En route vers l'Italie du Nord où il escompte trouver plus de tolérance, il commet l'erreur de faire halte à Genève et pire d'y aller à l'église. Reconnu, il est arrêté par les autorités protestantes de la ville et jugé comme hérétique. Au procès où Calvin fut un des plus acharnés accusateurs, Servetus remporta souvent la joute théologique mais les dés étaient pipés contre lui et Calvin demanda qu'il fut décapité. Dans leur grande compassion, les juges genevois décidèrent qu'il serait brûlé. Il mourut courageusement sans renoncer à ses convictions : sa mort et ses idées ébranlèrent bien des Suisses. A Bâle, la contestation atteint même une telle ampleur que Calvin se crut obligé d'y répondre dès 1554 par une justification intitulée "Defensio orthodoxae fidei, contra prodigiosos errores Michaelis Serveti Hispani" où il tentait d'expliquer que la mort de Servetus avait sauvé des milliers d'âmes d'une terrible hérésie.

Calvin mourut honoré de tous et dans son lit le 27 Mai 1564 après avoir donné une forme quasi-définitive à l' Eglise Réformée de France. En 1558, Servetus avait été brûlé en effigie à Vienne. De nos jours, on peut voir une statue de Servetus dans la rue Monton-Duvernet à Paris, à Annemasse (Haute Savoie), Rue Beausejour à Genève, à Madrid, Zaragossa et à Villanueva de Sigena en Espagne. Cela dit, le nom d'un grand théologien, savant précurseur de la science moderne, a disparu de la mémoire collective et celui d'un fils de salaud intolérant, borné et vindicatif est toujours honoré. Quant à la Fédération protestante de France, elle glisse avec pudeur sur ses démêlées avec Servet... Quel monde d'hypocrites et de faux-culs !!!

Tuesday, September 30, 2008

QUAND CHIRAC COPINAIT AVEC SADDAM

En Septembre 1975, Hussein se rendit à Paris où Chirac lui fit personnellement faire le tour des sites nucléaires du pays. Au cours de cette visite, Chirac déclara que l’Irak était en voie de démarrer un programme nucléaire cohérent et que la France voulait s’associer à cet effort dans le domaine des réacteurs. La France vendit donc deux réacteurs à l’Irak à la suite d’un accord signé lors de la fatalevisite.

Les Irakiens achetèrent deux réacteurs de 70-megawatts et six charges de 26 points d’uranium enrichi à 93%. En d’autres termes, assez d’uranium à usage militaire pour produire 3 à 4 têtes nucléaires. Bagdad ajouta à la commande un réacteur expérimental de 1MGW et Paris accepta de former 600 scientifiques et techniciens irakiens ce qui est toujours à l’heure actuelle le coeur de la capacité nucléaire du pays.

Par ailleurs, au cours de la visite, la France accepta de vendre à l’Irak pour 1.5 miliard de dollars d’armements, y compris le système intégré de défense aérienne que l’armée américaine détruisit en 1991, environ 60 Mirage F1, des missiles sol-air et de l’électronique de haut niveau. En échange, l’Irak s’engagea à vendre pour 70 millions de dollars de pétrole à la France (soit près de 10 millions de barils de brut).

A cette époque, Chirac a souvent déclaré, selon le NY Times, qu’il se considérait comme un “ami personnel de Sadam Hussein” et en 1987 le Manchester Guardian rapporta que Chirac s’était souvent déclaré “vraiment fasciné par Saddam Hussein depuis 1974”. La nature exacte de l’amitié particulière de Chichi et de Hussein reste floue mais d’étranges rumeurs non vérifiées circulent au Liban : elles font état d’une aide financière de Sadam pour la campagne municipale de 1977 qui amena Chirac à la mairie de Paris.

D’autres, tout aussi invérifiables, prétendent que Hussein a détourné de considerables sommes d’argent et que Chirac éait au courant. Enfin, les bonnes langues rappellent que les Irakiens eux-mêmes appelaient Chirac “Shah-Chirac” et que les Israéliens référaient au réacteur Osirak sous le nom de O-Chirac.....